Ronald Sannino

Points de vue

Les sièges de Cegid et Electronic Arts, nouveau pôle numérique dans le quartier de l'industrie à Vaise

Les sièges de Cegid et Electronic Arts, symboles du nouveau pôle numérique à Vaise

Comme son nom l’indique, le quartier de l’industrie était autrefois composé d’usines ou d’entrepôts. Les traces de ce passé sont visibles pour partie encore aujourd’hui.

Des Chais Baucairois au Pathé, de Rivoire et Carret à la Villa Créatis, de la Gare d’eau à Sport dans la Ville, du Marché Commun du Meuble à APICIL, les travaux se sont enchainés pour entrer dans la modernité et poursuivre la transformation urbaine et paysagère de ce très beau quartier, entre balmes et rivière.

Commencée en 2007 avec l’aménagement du pôle numérique, la ZAC de l’Industrie est déjà le 2ème pôle tertiaire de l’agglomération. C’est aujourd’hui 62 500 m2 d’activités, 200 entreprises et quelques 11 000 salariés à terme.
La mixité de la zone est assurée avec 52 000 m2 de logements.

Qui dit construction, dit déconstruction. Cette année a vu disparaître du paysage du quartier la société Siam-Ringspann qui a choisi de rester sur notre arrondissement en se relocalisant  sur Vaise, dans de nouveaux locaux situés sur le parc Greenopolis.

Si le secteur Sud est principalement tertiaire, le Nord sera caractérisé par une plus grande mixité de son programme qui prévoit à l’horizon 2018 : 650 logements, dont 25% de logements sociaux en location et 15% de logements en accession sociale. Le tout construit autour de 5 200 m2 d’équipements publics variés ; sans oublier les commerces de proximité et les restaurants.

L’offre tertiaire, dans la continuité des programmes livrés, sera complétée par deux nouveaux programmes situés à la pointe Nord.

A nouveau quartier, nouveaux noms de rue ; les voies nouvelles ont été baptisées en concertation avec le conseil d’arrondissement du 9ème, le Conseil de quartier et le Comité de défense de l’Industrie longtemps présidé par le regretté  André Canard.  Le square de la Gare d’Eau portera son nom.

L’Industrie est un quartier ouvert à la vie et qui se visite.

 

La rue des docks et le cinéma Pathé à Vaise, quartier de l'industrie

La rue des docks et le cinéma Pathé

Zone de travaux dans le quartier de l'industrie à Vaise, Lyon 9e
Le quartier de l’industrie en pleine transformation

Le quartier de Vaise est passé en une décennie du statut de faubourg à celui de quartier à part entière grâce aux effets conjugués de l’arrivée du métro, du périphérique nord, d’implantations économiques prestigieuses provoquant ainsi l’arrivée de nouvelles populations, la réalisation d’équipements et d’aménagements permettant une requalification en profondeur de notre arrondissement.

En 10 ans, c’est près de 30% d’habitants en plus, soit environ 25 000 habitants aujourd’hui. C’est aussi un peu moins de 2 000 logements construits depuis 2008, 18 000 salariés et 10 000 à terme sur le seul site de l’industrie. Ce sont enfin 140 établissements offrant une restauration variée et 650 cellules commerciales.

Cette mutation a vu les activités s’organiser suivant plusieurs polarités :

 

  • Le centre de Vaise propose aux habitants une offre commerciale diversifiée autour des métiers de bouche, le secteur santé-beauté, les services de proximité…
  • Le quartier Gorge de Loup s’est orienté vers la restauration avec l’arrivée de nouvelles habitations, d’un important pôle de formation et de nouvelles entreprises. Un marché alimentaire d’après-midi est venu compléter l’offre.
  • Le secteur de la rue de Saint-Cyr a connu une croissance des activités de l’équipement de la maison, décoration et ameublement, le tout complété par des commerces de proximité.
  • Le quartier de l’industrie, par son renouvellement urbain mixte – activités économiques, habitat, commerces – a profondément remodelé son offre.
  • Enfin la Duchère, dans le cadre du grand projet de ville, a vu la naissance d’une très belle nouvelle rue commerçante comptant une vingtaine de commerces.

Cette transformation a pu s’accomplir grâce à l’énergie de ces entrepreneurs qui par leur volontarisme, leurs idées et leurs investissements ont développé leurs activités sur notre territoire.
C’est aussi le fait d’une collaboration étroite avec la collectivité qui a fait tout son possible pour accompagner ces démarches individuelles.

La stratégie de soutien de la ville de Lyon a ainsi porté sur 4 axes :

  • Accompagner la modernisation de l’offre commerciale pour lui permettre de s’adapter à une nouvelle clientèle, constituée des salariés des entreprises, et à de nouveaux programmes de logements.
  • Améliorer les conditions de commercialité, en intervenant sur les espaces publics et l’accessibilité.
  • Soutenir les initiatives des associations de commerçants pour animer et informer la population sur l’offre dans l’arrondissement.
  • Sensibiliser, enfin, les professionnels aux questions sociétales et durables.
La Saône, les quartiers de Vaise et de la Duchère

La Saône, les quartiers de Vaise et de la Duchère


Lyon, rives de Saône

Lyon, la Saône

Pour qu’une ville soit exemplaire, équilibrée, à échelle humaine, elle doit être solidaire et durable.

La ville durable et solidaire, c’est ne pas privilégier un axe de développement au détriment d’un autre.

C’est l’image de la ville que nous aimons tous, celle où nos enfants se sentiront bien dans toutes les étapes de leur vie. Grandir, faire ses études, s’épanouir durant sa vie professionnelle, et à leur tour fonder une famillle, dans un environnement qui saura répondre à leur besoins.

Ces dernières années, sous l’impulsion de Gérard Collomb et de ses équipes, Lyon a démontré une exemplarité dans la construction d’une Cité humaine et solidaire. Une ville faite pour ses habitants, une ville « facile » et  agréable, proche de ceux qui y vivent et la composent. Les années 60 et 70 avaient laissé de côté une partie de ces principes, développant, notamment, des lieux et des espaces publics « inconfortables ». Une page s’est tournée pour le mieux vivre du plus grand nombre.

Lyon a souvent montré l’exemple.

Sur le champ de l’économie par exemple, la coopérative, forme d’entreprise où les salariés sont tous des partenaires, est née à Lyon au 19e siècle. Elle est aujourd’hui en plein essor. Nous en avons de beaux exemples sur notre territoire. Ce type d’entreprises se conjugue bien avec une vision durable et solidaire de la ville, en mettant en avant l’égalité, tout en restant réaliste et compétitive sur les marchés.

Sur le champ des projets urbains également, les réalisations et les projets lyonnais dessinent et installent un cadre de vie agréable. C’est le cas hier des berges du Rhône et aujourd’hui et demain des Rives de Saône. C’est le cas aussi des aménagements dans le 9ème arrondissement ; je pense à ceux liés au pont Schuman et au parc du vallon,  qui seront révélés dans quelques mois.

Je pense aussi à la mutation profonde de la Part-Dieu qui se transformera en relevant un double défi :

-          être un pôle économique de premier ordre en Europe capable d’accueillir des entreprises et des salariés, durablement ou seulement de passage, de manière efficace et attractive ;
-          être un lieu de vie agréable et apaisé proposant un cadre de vie épanouissant pour ses habitants, les enfant, les aînés.

Je pense enfin à notre agglomération qui a su développer des compétences manifestes en termes de solidarité et durabilité. De manière pro-active, notre Métropole applique le principe de solidarité en matière de coopération internationale, en soutenant des villes partenaires et défavorisées comme Ouagadougou (Burkina Faso) sur la base, entre autres, de transferts de connaissances sur les questions de durabilité de la ville.

À ce titre, je vous conseille la lecture de deux articles parus dans M3, la revue du Grand Lyon sur la société urbaine et action publique. Un entretien avec Michel Serres intitulé «  Actualité du contrat naturel » dans le hors-série « penser les mutations » , ainsi que «  modéliser pour gérer la ville durable » dans le numéro 5 printemps-été 2013.

Bonne lecture !

 


Évolution et devenir du 9ème arrondissement de Lyon, avec Bernard Bochard (Chapitre #2 : l’urbanisme)

 


Évolution et devenir du 9ème arrondissement de Lyon, avec Bernard Bochard (Chapitre #1)

 

 


L’innovation et la créativité sont les mécanismes qui obligent à se renouveler, qui stimulent notre curiosité, et nous poussent vers le haut.

Rue commerçante à Vaise, Lyon 9e

Rue commerçante à Vaise, Lyon 9e

Pour une ville, c’est permettre à la créativité de s’exprimer, de trouver des moyens d’expression. La ville met en place des mécanismes de repérages, et de connexions. Que ce soit dans le domaine artistique et culturel, économique, urbain, la créativité et l’innovation sont présentes. L’entrepreneur qui a son idée, dans son coin, doit pouvoir la développer, la tester, la financer. Les rencontres sont alors vitales pour que son idée se réalise.

En effet, innover c’est collaborer, donc rencontrer des compétences, et des cultures différentes. De mon point de vue, une ville créative doit être diverse, ouverte aux différences et généreuse.

Actuellement, nous vivons au rythme de bouleversements déclenchés par le développement des nouvelles technologies de l’information, et par conséquent de nouveaux modes de comportements des clients. Toutefois le commerce de proximité est une vraie valeur ajoutée pour un quartier, et joue un rôle social primordial.

Quand bien même consulter l’offre disponible sur Internet devient un réflexe, la qualité de nos commerces de proximité, la relation et le dialogue avec le conseiller sont une des clefs de la réussite. En tant que client, rien de mieux que de partager des passions, découvrir et d’être heureux d’un achat, de faire une découverte.

J’aime cette chaleur qui participe au bien être et au bien vivre dans son quartier. La diversité des commerces et la qualité des produits proposés sont un atout pour attirer des habitants, créer une dynamique positive.

C’est pourquoi une réflexion collective pourrait être engagée afin de trouver des moyens de mettre en avant, de manière digitale, l’offre commerçante du 9ème arrondissement. Elle pourrait faire l’objet d’un travail collégial entre les compétences diverses, les volontés prêtes à s’exprimer, de notre arrondissement.


Le 21 juin dernier était rendu un hommage à Jean Moulin à l’occasion du 70ème  anniversaire de son arrestation. C’était à Caluire, dans la maison du docteur Dugoujon.

La présence du Premier Ministre, Jean-Marc Ayrault , à Lyon, au Fort Montluc, démontre l’importance, encore et toujours d’actualité,  du dévoir de Mémoire et des valeurs défendues par Moulin. Et pour lesquelles il est mort, torturé par Klaus Barbie.

Il s’est battu pour les valeurs de progrès.  Il est le symbole de l’oubli de soi quand sont en jeu la défense de son pays et les droits de l’homme.  Il s’est battu pour que la République et  la démocratie soient rétablies. Enfin,  pour que l’égalité soit la vérité de chacun.

Le devoir de Mémoire, c’est transmettre pour que le passé donne un sens au présent.