Ronald Sannino

Portrait

 1968 : Naissance à Belfort.

1995 : DEA de Droit privé et de sciences criminelles (Université Jean-Moulin Lyon III).

2001 : Chef de cabinet adjoint de Gérard Collomb à la Ville de Lyon.

2007 :  Intégration du groupe Casino en qualité de chef de projet, puis directeur régional Rhône-Alpes et Bourgogne à la Direction de l’immobilier.

2008 : Élu adjoint à la vie économique et commerciale du 9ème arrondissement de Lyon.

2011 : Élu Vice-Président de la Chambre de Commerce et d’Industrie de Lyon.

Deux dates : 2003 et 2007, l’année de naissance de mes deux enfants.

Une ville : Lyon ! Pour sa culture et son exposition géographique. Une belle ville.

Ambition : Servir et entreprendre.

Une phrase : « Vivons comme des frères ou nous finirons comme des fous » (Martin Luther King).

Une personnalité : Simone Veil pour ses combats courageux et son parcours remarquable. Elle a marqué notre époque.

 

Portrait réalisé par M.  Pierre-Jean Nicot, dans l’hebdomadaire « Les petites affiches lyonnaises »

 

On n’obtient que des bonnes surprises lorsque l’on aide les autres, affirme souriant, Ronald Sannino.

L’homme semble sincèrement animé par la notion de solidarité. Cette qualité, le vice-président de la CCI de Lyon en charge de la proximité et de l’entreprenariat, la place naturellement au service des missions qui lui reviennent au sein de la structure.

Dans « proximité », ce qui l’intéresse, c’est la possibilité d’aller vers les autres.

Il vante la richesse que ses diverses rencontres lui apportent. Dans entreprendre, Ronald Sannino pense « entreprise », un lieu de tous les possibles. Surtout à Lyon. Un territoire qui,  le jeune élu en est persuadé, possède les atouts pour que cela marche.

Regard clair, expression posée, serein, Ronald Sannino pourrait passer, à première vue, pour un gentleman doué en affaires – sans le côté requin- ou un jeune premier brillant, avec le côté romantique.

Lorsqu’il déroule son parcours, ce natif de Belfort en dévoile un peu plus sur cette ambivalence apparente. Ni naïf, ni trop sûr de lui, toujours discret mais bien présent, Ronald Sannino trace simplement son chemin avec un parfait équilibre entre ambition et raison.

Né en juillet 1968 de parents rapatriés d’Algérie six années plus tôt, le jeune homme suit ces derniers dans le sud de la France et passe ses années de collège et de lycée à Montpellier.

Il obtient un bac C. Bon élève, il adore lire. « La philosophie m’intéressait mais je ne comprenais pas trop à ce moment-là », se souvient Ronald Sannino, l’enfant calme, presque éduqué comme un enfant unique, en raison d’une grande différence d’âge avec son frère huissier de justice, aujourd’hui proche de son soixantième anniversaire.

Il arrive ensuite à Lyon. Envie de bouger, d’indépendance, d’autonomie, dans ce qu’il perçoit alors comme une ville attrayante dotée d’une bonne faculté. Ce sera Lyon III, où il obtient un DEA de droit privé et de sciences criminelles, option droit civil.

Pendant ses années d’études, il comprend mieux la philosophie et s’intéresse à la notion de libertés publiques.

Il entame l’école doctorale mais privilégie l’entrée dans la vie active.

S’il avait imaginé, à un moment, se destiner peut-être à la profession d’avocat, rien n’était vraiment déterminé dans l’esprit de  l’étudiant. Une rencontre bouscule les choses. Celle de Gérard Collomb en 1998. « Un proche m’a conseillé de lui téléphoner, ce que j’ai fait, raconte Ronald Sannino. Gérard Collomb était alors maire du 9ème arrondissement de Lyon, et cherchait à créer derrière lui une dynamique. « Je n’avais pas beaucoup d’expérience, mais je suis arrivé au bon moment et il m’a fait confiance. Ce fut une belle rencontre ».

Le jeune collaborateur fait donc ses preuves dans le 9ème arrondissement, et vit la campagne qui mènera Gérard Collomb à la mairie centrale en 2001. Passé les 35 ans, Ronald Sannino tente de se projeter dans l’avenir. «  Soit je continuais, soit je me frottais à la vie d’entreprise ».

L’aventure se poursuit jusqu’en 2007, comme chef de cabinet adjoint. Une rencontre, encore une, avec des gens du groupe Casino va jouer un rôle important dans sa carrière. Le choix est fait.

D’abord chargé de projet, il ne tarde pas à devenir directeur régional Rhône-Alpes et Bourgone de Casino Développement. Un poste qu’il occupe, et qui l’occupe, toujours aujourd’hui.

Avec ses deux enfants et son épouse évoluant dans le domaine de l’urbanisme, Ronald Sannino a su, en parallèle d’une carrière intense, créer ce qu’il définit comme un « pôle de stabilité » plus que précieux ;

Le même pôle que ses parents avaient su mettre en place. « Pour mon père, autodidacte qui dirigeait une entreprise de transport, il était important que ses enfants aient une bonne situation. Je pense qu’il est parti l’esprit tranquille. Ma mère, elle, a toujours été très à l’écoute », confie celui qui n’abandonne pas son engagement dans la vie publique malgré sa nouvelle carrière. Il est élu, depuis 2008, adjoint à la vie économique dans le … 9ème arrondissement de Lyon. Et consacre bien sûr du temps, depuis cinq mois, à sa mission au sein de la CCI, qu’il décrit comme un « superbe outil », lui qui a toujours été attiré par l’entreprenariat. Le vice-président veut donner aux ressortissants le sentiment de pouvoir « attraper » cet outil pour pouvoir l’utiliser .

Entrepreneur, Ronald Sannino l’est déjà à travers ses responsabilités dans le groupe stéphanois. S’il se garde de faire aujourd’hui des plans sur l’avenir, il sait grâce à son père que quoi qu’il en soit, tout passe par le travail.

Son expérience de la vie politique lui a appris autre chose : « Le droit de rêver existe, mais il faut toujours confronter ses idées à la réalité. L’utopie a son utilité mais ne suffit pas », glisse cet urbain qui, pour se ressourcer, passe un maximum de week-ends en famille, à la campagne, du côté de l’Isère. Là-bas, il lit et court, tente de déconnecter. Rend aussi visite, dès que possible, à sa mère restée à Montpellier.

Ronald Sannino donne du temps au temps et du temps aux autres. Avec raison de toute évidence.